LE CARNAVAL DE QUÉBEC *** nouveau ***
Février 2026
Plus jeune, j’ai beaucoup fréquenté le Carnaval d’hiver de Québec. Après 72 ans, le Carnaval s’est renouvelé et a pris un virage davantage familial et je pense que c’est une bonne chose, dans certains cas. Plusieurs activités et lieux ont disparu. Histoire de vous rendre un peu nostalgiques :
La rue Sainte-Thérèse (maintenant la rue Raoul-Jobin) : c’était la rue des sculptures de glace, de neige et de décorations du Carnaval. Elle fut nommée la rue du Carnaval.
La voûte chez Ti-Père : lieu associé au Carnaval de Québec, sur la rue Sainte-Thérèse, dans le quartier Saint-Sauveur, dans la ville de Québec, de 1964 à 1990. La voûte était située dans le sous-sol de la maison de Lionel Faucher et fut accessible pour accueillir les visiteurs, annuellement, durant le Carnaval. Cette voûte fut ouverte la première fois le vendredi 7 février 1964. Plusieurs personnalités, du milieu artistique ou politique québécois, ont visité la voûte. En 1969, Ti-père accueillait à sa voûte la princesse Grace de Monaco.
Couronnement de la reine du Carnaval : cet événement marquait l’ouverture du Carnaval. En 1955, le Carnaval a été assorti d’un concours de beauté et de personnalité. Aux reines représentant des associations locales ont succédé, à compter de 1957, sept duchesses (les organisateurs du Carnaval avaient divisé la région de Québec en sept territoires, nommés duchés) parmi lesquelles triomphait une reine.
La relâche : il y a plus de 30 ans, la Relâche du Carnaval était une activité très populaire. Dès 15 heures, les travailleurs de la Colline parlementaire quittaient le travail plus tôt pour venir faire la fête. Les gens convergeaient tous vers le Centre des Congrès. Il y avait de 2 000 à 3 000 personnes qui allaient fêter à cet endroit.
Comme je le mentionnais au début, le Carnaval a évolué, en adoptant un virage plus familial et c’est plus que positif. Les sculptures de glace ont été déménagées en Haute-Ville, à l’endroit où la majeure partie des activités se déroulent. La voûte chez Ti-Père ne méritait pas une visite annuelle, car ce n’était pas tellement différent d’une année à l’autre. Nous sommes bien loin, en 2026, des concours de « Miss » amenés par le couronnement. Quant à La relâche, il s’agissait plutôt d’une beuverie. Cet événement nous prouve encore que les gens ne savaient pas boire à l’époque, ni se comporter convenablement (ils ne le savent toujours pas, aujourd’hui).
Et du côté du Bonhomme : pas de changement. Le Bonhomme Carnaval est l’emblème du Carnaval de Québec. Il est nommé représentant de l'événement et participe à son premier vrai carnaval en 1955 (année du premier carnaval sous sa forme actuelle). Toutefois, il n’a pas d’âge; il est intemporel. C'est un ambassadeur de la joie de vivre des Québécois et les touristes associent directement son image aux festivités de l'événement.
Le Bonhomme Carnaval est une mascotte représentant un bonhomme de neige arborant une tuque rouge et la ceinture fléchée québécoise traditionnelle. Une figurine à l'effigie du Bonhomme, différente à chaque année, est mise en vente par le Carnaval pour son financement et est recherchée par les collectionneurs.
Pour les personnes qui participeront au Carnaval de Québec, je vous souhaite beaucoup de plaisir.
LES RADIOS-POUBELLES
Janvier 2026
Récemment, j’ai entendu des gens qualifier les stations de radios de la ville de Québec de radios-poubelles. Je ne nie pas que ce phénomène ait déjà existé, surtout à l’époque de feu André Arthur et de Jeff Fillion, alors que le manque de respect et le mépris des gens étaient amplement privilégiés.
Heureusement, cette période est révolue, malgré que certains politiciens, souvent complotistes, se dirigent encore dans cette voie. Cependant, une divergence d’opinions avec des animateurs de radio ne justifie pas l’attribut de radios-poubelles aux stations où ils travaillent. Les débats, en société, sont sains, car les arguments des autres sont souvent sensés et demeurent susceptibles de compléter les nôtres ou de modifier notre point de vue.
À mon avis, le désir de gagner ou d’être populaire ne justifie pas le dénigrement, le mépris et le manque de respect des autres, en particulier des minorités.
En 2026, respectons les autres et leurs idées, même si elles sont différentes des nôtres.
Je vous souhaite une belle année 2026 dans l'harmonie!
PARTY DE BUREAU
Décembre 2025
En presque 35 ans de carrière, j’ai assisté au party de Noël du bureau à chaque année. Je ne suis pas quelqu’un de prude ou de facile à scandaliser, mais je puis vous dire que j’y ai vu certaines choses que je considère comme étant inacceptables, compte tenu de mes valeurs.
Le party de bureau a pour objectif premier de permettre de socialiser, de tisser des liens entre collègues et d’améliorer le climat de travail. En regardant la salle, on pouvait aisément distinguer les différentes unités administratives, ce qui est un signe que les gens préfèrent être avec des collègues qu’ils côtoient tous les jours.
L’alcool a un effet désinhibant et certaines personnes ne savent malheureusement pas boire. D’ailleurs, ce n’est pas une bonne idée de consommer de l’alcool ou d’autres substances illicites au party du bureau. Au cours de ces nombreuses années, j’ai assisté à de violentes bagarres entre collègues, à des rapprochements intimes et j’ai vu personnes qui ont profité de l’occasion pour dire, sans ménagement, leur façon de penser à leur patron; d’autres ont vomi sur la piste de danse ou arboraient une tenue trop légère et sexy; nous avons eu un père Noël sur la cocaïne. Une autre unité administrative, divisée en deux clans, poursuivait aussi, au party de Noël, les rivalités qui se passaient dans la journée sans compter des relations sexuelles dans les toilettes.
À chaque année, le lundi, tout le monde parlait des événements « scandaleux » survenus au party et je confirme que certaines personnes étaient gênées d’entrer travailler.
Comme le propriétaire de l’endroit où se tenait notre party louait des locaux à d’autres entreprises de la région, publiques et privées, il est arrivé qu’un party, dans une salle adjacente, s’est presque transformé en orgie ! Il s’agissait d’un cabinet d’avocats.
Après plus de dix ans, je ne m’ennuie pas de ces réjouissances entre collègues.
Je vous souhaite un très joyeux Noël que vous ayez eu ou non un party de bureau!
LA SURPROTECTION DES ENFANTS
Novembre 2025
Les gens se diront de quoi je me mêle, car je n’ai pas eu d’enfants. Cependant, je tenterai de dresser un parallèle entre les enfants de maintenant et ce que j’ai vécu alors que j’étais moi-même un enfant.
J’ai lu un article, il y a environ un an, dont le constat est plutôt alarmant : les enfants sont de moins en moins autonomes.
Des élèves du primaire incapables d’attacher leur manteau ou leurs chaussures, de déballer leur collation, de peler une banane ou de tenir un crayon. Des enfants qui portent encore des couches en maternelle.
À mon époque, j’ai appris ces choses à la maison ou à la maternelle. Je suis conscient que le mode de vie et le rythme ont changé : maintenant, les deux parents travaillent, les obligations pesant sur eux sont de plus en plus importantes, car ce qui était auparavant dévolu à l’école est devenu la responsabilité des parents, engendrant une surprotection des enfants. D’autre part, ça va plus vite de faire les tâches à leur place, plutôt que de les laisser se débrouiller.
On a peur de tout et on ne laisse pas les enfants faire leurs propres expériences. Les enfants prennent des antibiotiques à répétition, dès un très jeune âge; ils ne roulent jamais à vélo sans casque; on éloigne tout ce qui peut les blesser et on se précipite dès qu’un enfant pleure, l’empêchant de s’endurcir et de tolérer la douleur.
Le pire de tout est que les parents tentent de préserver, à tous prix, leurs enfants de l’échec et il s’agit également d’un choix de société.
Dans tous les domaines, il n’y a pas de gagnants, ni de perdants : tout le monde est supposément bon en tout, l’important étant de participer. L’échec semble avoir totalement disparu et pourtant, on apprend davantage de nos échecs que de nos succès.
Ce qui m’inquiète le plus est de connaître la réaction, face à l’échec, de ces personnes qui en ont été préservées toute leur vie. L’échec finira par arriver un jour ou l’autre. Seront-elles alors capables de se relever et de retomber rapidement sur leurs pattes en l’absence de mécanismes appris normalement dès le plus jeune âge?
Je ne viens pas affirmer que toutes les mesures de protection sont inutiles, mais bien plutôt qu’il faut réfléchir et faire preuve d’un bon jugement dans l’intérêt des enfants afin de les rendre le plus autonomes possible.
LA VIOLENCE
Octobre 2025
Étant continuellement exposés à la violence, nous avons tendance à la banaliser. La violence est partout : dans la rue, à la télé, dans les médias écrits ou électroniques, dans Internet, etc.
Que dire des guerres, à travers le monde, que des civils innocents, souvent vulnérables, doivent subir. Depuis toujours, les guerres, qu’elles soient politiques, territoriales ou religieuses, existent. Le pire est que les gens n’ont pas de mémoire. Ils oublient toutes les horreurs et les pertes de vie qui s’en suivent.
La Seconde Guerre mondiale a été riche en pertes de vie humaine en raison, entre autres, de ces terribles camps d’extermination. Je me demande encore comment des personnes ont pu agir ainsi envers d’autres êtres humains.
Malheureusement, ça continue notamment, le conflit en Ukraine où des civils doivent fuir avant d’être bombardés. J’ai vu, au bulletin de nouvelles, une dame âgée assise sur un banc, devant son immeuble bombardé. Elle disait qu’elle n’avait même pas eu le temps de récupérer ses médicaments avant d’évacuer. De plus, elle avait survécu à la 2e Guerre mondiale et ne pensait jamais revivre une telle chose, à son âge.
J’ai vu aussi des personnes âgées transportées sur une espèce de brancard pour traverser un cours d’eau ou bien, des familles entières réfugiées dans des stations de métro.
À Gaza, des civils abandonnant tout et transportant la presque totalité de leurs possessions, souvent dans une charrette, fuyaient pour protéger leur famille. Il ne faut pas oublier non plus les massacres et les prises d’otage survenus au festival de musique du 7 octobre 2023.
Il y a eu bien d’autres conflits et quand ils seront réglés, d’autres surgiront. Même si, individuellement, nous ne pouvons changer cette situation, nous avons un devoir de mémoire.
Septembre 2025
J’ai toujours ressenti une profonde empathie envers les personnes handicapées ou à mobilité réduite. Maintenant que je me déplace, moi-même, en fauteuil roulant ou avec d’autres aides à la mobilité, je suis davantage sensibilisé à leur combat incessant pour l’accessibilité des divers lieux.
La plupart des édifices gouvernementaux sont accessibles et adaptés, mais il en va tout autrement de certains lieux publics privés. En fait, certains propriétaires de commerces n’aiment pas les personnes handicapées et, pour différentes raisons, se fichent complètement de leur sort.
Récemment, je suis allé dans un restaurant dont les trottoirs n’étaient pas adaptés. Il n’y avait pas de stationnement pour handicapés, ni de portes automatiques et les toilettes n’étaient pas adaptées non plus.
J’ai vécu dans un complexe immobilier pendant plusieurs années. Quand j’ai signé mon bail à cet endroit, je ne souffrais d’aucun handicap, mais lorsque j’ai subi un AVC, je suis devenu une race à abattre. J’ai aussi pu constater ce qui est arrivé aux autres personnes handicapées.
Avec le transport adapté, nous sommes allés chercher une dame, dans un salon de coiffure du centre-ville de Québec. Comme le seuil de porte était très élevé, la propriétaire du salon a simplement placé une espèce de plateforme en bois pour que la dame puisse franchir aisément la porte avec son fauteuil roulant.
Dans certains cas, l’investissement n’est pas très important et permet de respecter et de fidéliser cette clientèle, mais il s’agit ici d’une question de volonté et de valeurs.

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